Qui suis-je (en 2012)?

2012
05.01

Moi, l’artiste:
Pour moi, dessiner c’est lancer sur papier des cris, des appels et des signaux qui dérangent peu puisque j’expose peu.

Mais le temps passes et je rêve de sortir de ma réserve et  d’exister vraiment, en dehors de mon atelier; à la face du beau monde.
Je veux vivre comme on brûle. Je veux dévorer et mordre, aimer et devenir grande.
Je crois que j’ai peur de disparaître.

Techniques familières : la plume, le crayon, le fusain, la carte à gratter ; tout ce qui permet le travail du trait. Je veux le mien aigu, piquant à l’occasion et noir. L’acrylique m’a révélé quelques uns de ses secrets et l’aquarelle m’est une récréation. Mais de toutes façons, je suis dessinatrice. Pas peintre. Mon cheval de bataille c’est le dessin. C’est lui qui me donne de la force et qui me permet de montrer que j’en ai.

Sujets de prédilection : l’Homme ; support d’ombres, de lumières et d’ambiguïté, miroir d’émotions complexes, livre ouvert où chacun écrit à l’encre sympathique… quand je ne dessine pas pour ne rien dire, pour le pur plaisir de tracer. Tracer… laisser une trace.

Mon crédo : La PASSION, le PLAISIR et la PERSEVERANCE

Je n’hésite pas à citer MATISSE qui affirmait que « Sans passion il n’y a pas d’Art »

Je dis volontiers avec Isabelle HUYEL que « Le plaisir est un état d’abandon guidé en partie par l’inconscient » et que « C’est un leurre de penser pouvoir l’atteindre dans la maîtrise de soi. »
Mais mon plaisir est bien souvent gâché par un perfectionnisme forcené et la peur de n’être pas reconnue (entre autres dictateurs bien installés)

Et je suis d’accord avec Rainer Maria RILKE qui écrivait : « … Une année ne compte pas et dix ans ne sont rien, être artiste signifie : ne point calculer ni compter ; mûrir comme l’arbre, qui ne fait pas monter sa sève plus vite qu’elle ne va et se dresse avec confiance au milieu des tempêtes du printemps sans avoir peur que ne vienne aucun été. IL viendra. Mais il ne viendra que pour ceux qui sont patients… »
Mais Bon Dieu de M… il me tarde de devenir!!!!!!!

Mon maître: Il y a peu je l’aurais mis au pluriel et j’aurais cité Picasso, Shiele, Matisse, Balthus, Rakham, Lorenzo Matotti,  Alfonso Fraile, Werner Nöfer, Albin Brunovsky, Nicole Claveloux, Carlos Nine, Ralph Steadman, Milton Glaser, Saul Steinberg, Tomi Ungerer, Etienne Delessert et Manu Larcenet,… entre autres. Ces grands noms me tenaient lieu de professeurs car, de chair et de sang, je n’en ai point eu. Sauf…. sans doute, Luc Lamy, prof de dessin à St Luc-Bruxelles quand j’y étais étudiante (1985-1989).
Toujours est-il qu’au mois d’août 2011, j’ai rencontré celui derrière qui je vais marcher pour laisser mes propres traces (!): Serge Goldwicht, celui par qui advient le dessin spontané.
www.sergegoldwicht.be.  Serge organise des ateliers individuels ou collectifs où son enseignement confine à l’art-thérapie la plus authentique. Il m’a donné cette permission que je n’avais jamais cru recevoir d’être l’artiste que je suis.  Bin oui, ça à l’air con comme ça et pourtant, il en fallu des années de galères pour en arriver là!

Mon boulot: Prof.

J’enseigne les arts depuis 10 ans, à l’Institut de la Vallée Bailly, à Braine-L’Alleud.
Je donne le cours d’éducation artistique aux élèves de première année, et celui que nous avons intitulé Activités Artistiques, en 2ème , pour les élèves ayant davantage d’affinités avec le monde des Arts et souhaitant prolonger l’expérience créative scolaire au delà de la première année. Je donne aussi le cours de Dessin en 3ème et 4ème TT Arts (Technique de Transition). et enfin, le cours d’Etalage et Promotion des marchandises aux élèves de 3 ème, 4ème, 5ème et 6ème année de l’enseignement professionnel (option Vente).

J’anime également le mardi soir, un atelier  Dessin et Couleurs aux Ateliers du Léz’Arts de Genappe.

Pour m’inspirer dans mon boubot je lis beaucoup et je me suis engagée depuis octobre 2015 dans une formation à la Pédagogie Steiner. Les cours, étalés sur 3 ans, se donnent à l’I.A.T.A., à Namur et sont organisés par l’a.s.b.l. EVIE.
C’est une merveilleuse occasion de remettre mes pendules à l’heure des besoins réels des ados. Je retrouve les perspectives dont j’ai rêvé quand je me rêvais prof et des chemins tracés, mais pas bétonnés, pour aller jusqu’où j’aurai envie d’aller dans le domaine pédagogique.

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